Actualités APF - Page 3

  • Accessibilité des logements : APF France handicap et le GIHP se félicitent de l’obligation d’ascenseurs dans les immeubles neufs à partir de trois étages

    Après des mois de négociation, un nouveau décret prévoit que les immeubles de plus de deux étages soient désormais dotés d’un ascenseur, et sans conditions, contrairement à ce qu’il était prévu à l’origine.

    Cette avancée répond à une forte demande exprimée depuis des années par de nombreuses associations dont APF France handicap et le GIHP.

    Elle n’empêche pas les associations de rester vigilantes sur le projet de loi ELAN concernant l’accessibilité des personnes en situation de handicap dans les programmes de construction de logements neufs.

    En décembre dernier, APF France handicap et le GIHP dénonçaient dans un communiqué le recul du gouvernement qui rendait obligatoire la présence d’ascenseur dans les immeubles neufs d’au moins trois étages mais uniquement à partir de douze logements par cage d’escaliers. Un mois après, APF France handicap et le GIHP se réjouissent que les associations aient été entendues.

    Cette obligation d’ascenseur pour les immeubles neufs va ainsi bénéficier à une majorité de la population dont les personnes âgées, les personnes en situation de handicap ou les familles avec poussette.

    Les associations rappellent toutefois que ce progrès ne doit pas occulter l’article 64 de la loi ELAN qui a fait passer de 100% de logements neufs accessibles à seulement 20%. Ce quota touche gravement à l’accessibilité des personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie et va à l’encontre du respect du droit au logement et du processus de transition inclusive.

  • Grand débat national : APF France handicap encourage les personnes en situation de handicap et leur famille à être fortement présentes dans les débats

    APF France handicap encourage fortement les 12 millions de personnes en situation de handicap et leur famille à participer en nombre à cette expression citoyenne.

    Elle est une réelle opportunité pour faire remonter leurs attentes et faire valoir leurs revendications.

    L’association rappelle que l’accès aux espaces dans lesquels se tiendront ces débats doivent être ouverts et accessibles à tous.

    Les personnes en situation de handicap doivent pouvoir exercer leurs droits comme n’importe quel citoyen.

    APF France handicap restera vigilante aux conclusions de ce débat. Elle estime qu’il doit peser sur les décisions politiques et notamment sur celles de la Conférence nationale du handicap qui seront présentées par le président de la République en juin prochain.

    Elle attend que l’accès aux droits fondamentaux des personnes en situation de handicap et de leur famille soit entièrement pris en considération.

  • Strasbourg : Journées Nationales des parents d'enfants en situation de handicap

    Les Journées Nationales des Parents destinées aux parents d’enfants en situation de handicap, que celui-ci soit mineur ou majeur, auront lieu les 1er, 2 et 3 février 2019 au Palais des congrès de Strasbourg autour d’un thème prégnant : « La désinstitutionnalisation, pas sans nous ! Le processus est en cours. Parents, soyons partie prenante. »

    Au programme : des séances en plénière (interventions de chercheurs et de professionnels, échanges avec le Conseil d'Administration et la Direction Générale et temps d’expression en ateliers. Des moments forts qui permettent une réflexion collective et une dynamique de notre vie associative. Consulter le programme

    Le dossier d’inscription est à remplir en ligne, de manière individuelle, d’ici le 20 janvier en cliquant ici

    Pour tout renseignement et soutien pour compléter le dossier, contacter la délégation APF France handicap du Bas-Rhin : 03 88 28 29 30.

  • Accessibilité des logements : APF France handicap et le GIHP dénoncent le double langage du gouvernement

    Le 26 septembre dernier, le Premier ministre et la secrétaire d’état chargée des personnes handicapées annonçaient rendre obligatoire les ascenseurs dans les immeubles neufs d’au moins trois étages, contre quatre actuellement.

    Or, le projet de décret proposé par le ministère du logement limite cette mesure aux constructions comprenant au moins douze logements.

    APF France handicap et le GIHP dénoncent ce nouveau recul – après la loi Elan qui réduit le nombre de logement accessibles de 100 % à 20 % - et demandent à ce que les engagements de septembre soient respectés.

    En septembre, le Premier ministre annonçait « Nous allons par voie réglementaire, dans les mois qui viennent, rendre obligatoire la construction d’ascenseurs dans les immeubles de trois étages et plus ». Trois mois plus tard, force est de constater que le projet de décret présenté par le ministère du logement montre que cette obligation ne sera que très partielle.

    Présentés au CNCPH, les textes réglementaires stipulent que l’obligation d’ascenseur ne s’appliquera que si l’immeuble compte au moins douze logements par cage d’escaliers.

    Ainsi, un immeuble comportant un ou plusieurs escaliers de trois étages avec deux appartements au rez-de-chaussée et trois par étage n’y sera pas soumis ! Pire, de nombreux immeubles de plus de trois étages pour lesquels cette obligation était applicable n’y seront plus soumis : ainsi, par exemple, un immeuble comportant un ou plusieurs escaliers de 5 étages avec un appartement au rez-de-chaussée et deux appartements par étage…

    Pour APF France handicap et le GIHP, il s’agit d’un second recul concernant l’accessibilité au logement. Les associations rappellent qu’une partie de la loi ELAN touche gravement à l’accessibilité de toutes les personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie. L’article 64 prévoit de passer de 100% de logements neufs accessibles à seulement 20%.

    Ces reculs vont à l’encontre du respect de l’un des piliers des droits fondamentaux majeurs que constitue le droit au logement et du processus de transition inclusive…que le gouvernement prône par ailleurs !

    Comme de nombreuses autres associations, nous soulignons la diminution significative en France du nombre de logements neufs obligatoirement accessibles à toutes les personnes ayant des difficultés liées au handicap, à l’âge.

    A l’heure où le gouvernement prône la société inclusive, nous lui demandons de respecter ses engagements afin de permettre à tous de vivre pleinement dans la cité, comme l’envisagent de le faire le Conseil national consultatif des personnes handicapées et le conseil supérieur de la construction et de l’efficacité énergétique.